Luna en el agua

Toco tu boca, con un dedo toco el borde de tu boca...

martes, septiembre 27, 2005

 
ALLER SIMPLE
René Guy Cadou

Ce sera comme un arrêt brutal du train
Au beau milieu de la campagne un jour d’été
Des jeunes filles dans le wagon crieront
La carte jouée resertera tournée sur le journal
Et puis le train repartira
Et le souvenir de cet arrêt s’effacera
Mais ce soir-là
Ce sera comme un arrêt brutal du train
Dans la petite chambre qui n’est pas encore située
Derrière la lampe qui est une colonne de fumée
Et peut-être aussi dans le parage de ces mains
Qui ne sont pas déshabituées de ma présence
Rien ne subsistera du voyageur
Dans le filet troué des ultimes voyages
Pas la moindre allusion
Pas le moindre bagage
Le vent de la déroute aura tout emporté.

(Hélène ou le règne vegetal)

miércoles, septiembre 14, 2005

 

... Accepte, tiré du compartiment poètique de ma cervelle, le petit avertissement que voisi:
Tu vas apprendre, dans le mariage, bien de choses,
Qui étaient pour toi une demi-énigme.
Tu vas bientôt savoir par expérience
Comment Eve, jadis a dû s'y prendre
Pour mettre ensuite au monde Caïn.
Cependant, soeur, ses devoirs du mariage
Tu les rempliras volontiers de bon coeur;
Car, crois-moi ils ne sont pas pénibles.
Mais chaque chose a deux faces:
Si le mariage apporte beaucoup de joies,
Il aporte aussi des soucis,
Aussi ton mari te fait gris mine
Sans que tu crois le mériter,
Un jour de mechate humeur,
Pense: ce n'est que la boutade d'homme!
Et dis: Mon maître, que ta volonté se fasse
Le jour, mais la mienne, la nuit!!!
Ton Frère bien sincere, W. A. Mozart.
in Sollers, Philippe, Mystériex Mozart, Paris, Plon 2001

domingo, septiembre 11, 2005

 
"(...) considerant le passé, on a toujours l'impression- probablement fallacieuse- d'un certain déterminisme."

Les Particules élémentaires. Michel Houllebecq.

sábado, septiembre 03, 2005

 
Nul avant Agatha Christie n'avait su peindre de manière si déchirante la tristesse de la décrépitude physique, de la perte progressive de tout ce qui donne cens et joie à la vie ; et nul, depuis lors, n'était parvenu à l'égaler.

La possibilité d'une île, Michel Houellebecq.
Fayard. Paris, 2005

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